MAÎTRE DE LA DECOLLATION DE SAINT JEAN-BAPTISTE - Le combat allégorique au miroir solaire, ou Poison et Antidote. c.1515-1520. Eau-forte d'après Leonardo da Vinci (Vinci (Toscane) 1452 † Amboise 1519).
Le combat allégorique au miroir solaire, ou Poison et Antidote. c.1515-1520.
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MAÎTRE DE LA DECOLLATION DE SAINT JEAN-BAPTISTE

Le combat allégorique au miroir solaire, ou Poison et Antidote. c.1515-1520.

Description de l'oeuvre

MAÎTRE DE LA DECOLLATION DE SAINT JEAN-BAPTISTE
Artiste milanais anonyme, actif au début du XVI ème siècle.
Eau-forte d'après Leonardo da Vinci (Vinci (Toscane) 1452 † Amboise 1519).
H188-189xL288-294mm.
Coupée à la limite et à l'intérieur du sujet (environ 3,5 cm manquant en hauteur et 2,5 cm en largeur). Trace d'ancien pli horizontal sur la partie haute du sujet. Quelques épidermures du papier au verso. Partie supérieure comblée et redessinée sur environ 2 cm.
Bartsch, Tome VII, p.515, n°44. Robert-Dumesnil (Duvet), n°61.

Rare épreuve sur papier vergé (filigrane difficilement lisible).

Belle impression.

Revêtue au verso de deux cachets du Kupferstichkabinett (Cabinet des Estampes à Dresde, Lugt 1616 & 5593), et d'un troisième au recto en bas à droite (Lugt 1518).

Le département des Arts graphiques du Louvre (inv. n°4605LR/recto) et le National Gallery of Art de Washington (inv. n°1951.10.451 & 1941.1.11) conservent tous deux une ou deux épreuves.

Si Bartsch attribuait l'estampe à Jean Duvet, elle est aujourd'hui unanimement rattachée au corpus de seulement quatre estampes d'un graveur du nord de l'Italie, considéré comme lié à Léonard et à son école milanaise. Cette estampe énigmatique rappelle une esquisse de Leonardo da Vinci (conservée au Louvre (inv. n°2247)), peut-être une allégorie de Ludovic Sforza, duc de Milan et mécène de l'artiste. A.E. Popham date le dessin vers 1494 et pense que la gravure pourrait dériver d’un dessin perdu du même sujet. Certaines parties de l’estampe sont en relation avec d’autres œuvres de Leonardo, particulièrement avec le dessin conservé aux Offices daté de 1473 qui représente la vallée de l’Arno » (Louvre). Les créatures en combat symbolisent la luxure, la colère, la peur, l'avidité et autres passions viles, que la Raison, incarnée par les rayons du soleil reflétés dans le bouclier, tient à distance. Il existe peu de gravures de cet artiste milanais anonyme, qui tire son nom du sujet de l'une de ses estampes. La douceur des tons est obtenue par un procédé de pointillisme et de brèves touches de la pointe du burin, outil de graveur composé d'une tige d'acier en forme de diamant ou de carré fixée à un manche en bois.

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Nouveautés Septembre 2026 n°5